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đźš°đź’ˇ NestlĂ© reconnaĂ®t avoir dĂ» “nettoyer” ses eaux minĂ©rales, une pratique interdite : PlongĂ©e profonde dans les prĂ©occupations de qualitĂ© de l’eau en France 🇫🇷

Dans une admission franche aux autoritĂ©s françaises, NestlĂ© a rĂ©vĂ©lĂ© son utilisation passĂ©e de traitements aux ultraviolets et de filtres au charbon actif pour maintenir la sĂ©curitĂ© alimentaire de ses eaux minĂ©rales en bouteille jusqu’en 2021, des pratiques interdites par la rĂ©glementation europĂ©enne pour conserver l’appellation “eau minĂ©rale naturelle”. Cette rĂ©vĂ©lation met en lumière non seulement les opĂ©rations de NestlĂ© mais aussi les dĂ©fis environnementaux plus larges impactant les sources d’eau en France.

Les traitements, habituellement rĂ©servĂ©s Ă  rendre l’eau du robinet potable, ont Ă©tĂ© jugĂ©s nĂ©cessaires par NestlĂ© en raison des changements environnementaux affectant la puretĂ© de ses sources. La pollution a envahi les sources alimentant des marques populaires comme Perrier, Vittel et Contrex, introduisant des contaminants chimiques et microbiologiques. Bien que NestlĂ© se soit depuis alignĂ©e sur la rĂ©glementation, cessant ces mĂ©thodes de “nettoyage”, la dĂ©marche a conduit Ă  la fermeture de quatre puits dans les Vosges, divisant par deux la production de Vittel, et a incitĂ© Ă  la crĂ©ation d’une nouvelle ligne de produits, “Maison Perrier”, permettant une dĂ©sinfection continue.

La divulgation proactive par NestlĂ© visait Ă  devancer les journalistes enquĂŞteurs plongeant dans cette affaire. La santĂ© des consommateurs n’a jamais Ă©tĂ© mise en danger, ces traitements Ă©tant destinĂ©s Ă  purifier l’eau, considĂ©rĂ©s comme inoffensifs. Cependant, le vĂ©ritable problème rĂ©side dans l’Ă©tat de l’eau douce en France, qu’elle soit en bouteille ou non.

Des rapports rĂ©cents soulignent la prĂ©sence gĂ©nĂ©ralisĂ©e de polluants, des “polluants Ă©ternels” dans les eaux autour de Lyon aux niveaux excessifs de pesticides dans l’eau du robinet consommĂ©e par environ 12 millions de Français en 2021. De plus, des Ă©tudes scientifiques ont trouvĂ© en moyenne 240 000 nanoparticules de plastique par litre dans l’eau en bouteille, principalement du nylon provenant des filtres de purification et du PET des bouteilles elles-mĂŞmes, remettant en question la logique derrière l’achat d’eau en bouteille.

Le gouvernement français a lancĂ© un plan ambitieux pour amĂ©liorer la qualitĂ© et la gestion de l’eau, abordant Ă  la fois la rĂ©duction de la consommation et la prĂ©vention de la pollution. Pourtant, cette initiative a suscitĂ© la controverse, en particulier parmi les agriculteurs prĂ©occupĂ©s par les restrictions d’irrigation en cas de sĂ©cheresse. L’agriculture, consommant 58 % de l’eau douce de la France, fait face Ă  un changement significatif vers des pratiques agroĂ©cologiques sans pesticides dans les zones d’infiltration d’eau.

Alors que la France s’efforce de relever ces dĂ©fis, l’impĂ©ratif de protĂ©ger la qualitĂ© de l’eau et d’assurer des modèles de consommation durables devient de plus en plus Ă©vident. Les rĂ©vĂ©lations de NestlĂ© et les actions gouvernementales qui en dĂ©coulent soulignent un moment pivot pour la gestion environnementale et la santĂ© publique dans la nation.

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